Cancer de la prostate : dépister tôt, traiter mieux

Un dosage de PSA ciblé sur les hommes à risque dès 50 ans, plutôt qu'un dépistage systématique, pour mieux traiter sans sur-diagnostiquer.
Entre le sur-dépistage des années 2000 et le renoncement qui a suivi, le Pr. Jean-Marc Allard et le Dr. Pierre Lebreton défendent une voie médiane : cibler le dosage de PSA sur les hommes réellement à risque dès 50 ans — antécédents familiaux, origine à risque accru — plutôt que de le proposer, ou de le refuser, de façon uniforme.
Le second point de la discussion porte sur l'articulation avec l'endocrinologie : une part des décisions de traitement (privation androgénique notamment) a un retentissement métabolique qu'il faut anticiper en amont, pas gérer après coup en réaction aux effets secondaires.
À retenir
- Le dosage de PSA gagne à être ciblé sur les hommes à risque dès 50 ans, pas proposé ni refusé de façon uniforme.
- Le sur-dépistage d'hier et le renoncement d'aujourd'hui sont deux excès symétriques à éviter.
- Le retentissement métabolique de la privation androgénique doit être anticipé dès la décision thérapeutique, pas géré après coup.
