Infertilité masculine : un tabou médical qui se lève

La part masculine de l'infertilité de couple reste sous-diagnostiquée : où en est la recherche et la prise en charge en 2026 ?
La part masculine dans l'infertilité de couple reste sous-diagnostiquée, rappelle le Dr. Karim Benali : dans près de la moitié des cas d'infertilité, un facteur masculin est impliqué, seul ou associé à un facteur féminin — une réalité encore mal intégrée dans le parcours de soin, souvent centré sur le bilan féminin en première intention.
Le bilan andrologique de base (spermogramme, examen clinique, bilan hormonal ciblé) reste pourtant simple et peu coûteux à engager précocement, en parallèle du bilan féminin plutôt qu'en séquentiel — un changement d'organisation plus qu'un changement technique.
À retenir
- Un facteur masculin est impliqué dans près de la moitié des infertilités de couple, seul ou associé à un facteur féminin.
- Le bilan andrologique reste souvent engagé trop tardivement, après le bilan féminin plutôt qu'en parallèle.
- Le changement nécessaire est avant tout organisationnel : mener les deux bilans de front, pas en séquentiel.
