Ménopause & risque cardiovasculaire : un lien sous-estimé

La chute des œstrogènes à la ménopause augmente le risque cardiovasculaire féminin, un facteur encore trop peu dépisté en pratique.
La chute des œstrogènes à la ménopause s'accompagne d'une hausse mesurable du risque cardiovasculaire féminin — un fait bien documenté mais encore insuffisamment intégré dans le suivi de routine, rappellent la Pr. Martine Dufour et la Dr. Sophie Renard. Le risque ne bascule pas brutalement à la ménopause : il s'accélère sur une fenêtre de plusieurs années, ce qui laisse une marge d'action réelle si le dépistage cardiovasculaire est avancé en conséquence.
Les deux intervenantes plaident pour un réflexe simple : profiler le risque cardiovasculaire (lipides, pression artérielle, glycémie) systématiquement à l'entrée en péri-ménopause, plutôt que d'attendre les premiers symptômes cardiaques francs, souvent plus tardifs et plus atypiques chez la femme.
À retenir
- Le risque cardiovasculaire féminin s'accélère sur plusieurs années autour de la ménopause, pas du jour au lendemain.
- Cette fenêtre de plusieurs années offre une réelle marge d'action si le dépistage est avancé en péri-ménopause.
- Les symptômes cardiaques restent souvent plus atypiques et plus tardivement reconnus chez la femme.
