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Santé mentale masculine : briser le tabou

Interviews vidéoDr. Sophie Leclercq·Psychiatrie·14 min·
Dr. Sophie Leclercq · Santé mentale masculine : briser le tabou
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Les hommes consultent moins et plus tard pour leur santé mentale : décryptage des freins et des leviers pour libérer la parole.

Les hommes consultent moins, et plus tard, pour leur santé mentale — un retard qui se paie souvent en sévérité clinique à l'arrivée, observe la Dr. Sophie Leclercq. Le frein n'est pas seulement culturel : il tient aussi à une présentation clinique différente, où l'irritabilité et le repli masquent fréquemment ce qui serait, chez une patiente, identifié plus tôt comme un syndrome dépressif.

Pour le premier recours, cela change la question à poser : moins « êtes-vous triste ? » que « comment allez-vous au travail, dans vos relations, dans votre sommeil ? » — des entrées plus recevables qui ouvrent la discussion sans buter sur le tabou frontal.

À retenir

  • Les hommes consultent plus tard pour leur santé mentale, souvent à un stade de sévérité clinique plus avancé.
  • La présentation clinique diffère : irritabilité et repli masquent souvent ce qu'on identifierait ailleurs comme un syndrome dépressif.
  • Interroger le travail, les relations et le sommeil ouvre la discussion plus facilement qu'une question directe sur la tristesse.
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