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Les inhibiteurs de la pompe à protons au long cours et le risque de diabète : pas d’argument en faveur d’une modification de la prescription

21 septembre 2022

Les inhibiteurs de la pompe à protons au long cours et le risque de diabète : pas d’argument en faveur d’une modification de la prescription
L’existence d’un potentiel lien entre l’exposition aux inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) et le risque de diabète de type 2 reste encore incertaine. Les IPP réduisent la sécrétion d’acide gastrique et par conséquent augmente la concentration sanguine de gastrine, elle-même pouvant induire la formation de nouvelles cellules béta pancréatiques. Par ailleurs, les IPP peuvent modifier le microbiote intestinal, certains changements dans le microbiote étant associés à des anomalies dans le métabolisme du glucose. Chez les patients diabétiques sous IPP, le taux d’hémoglobine glyquée est inférieur à celui des patients diabétiques sans IPP. Enfin, les IPP augmentent les niveaux plasmatiques de diméthylarginine, impliqué dans la résistance à l’insuline et le diabète.

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Référence scientifique

Giovanna Liuzzo et Carlo Patrono. Long-term use of proton pump inhibitors and risk of diabetes mellitus: the totality of the evidence does not support a change in practice, European Heart Journal, September 2022, 469.

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