Revues de presse


Les cancers du cerveau touchent chaque année environ 5000 personnes en France. Lorsque cela est possible, une ablation de la tumeur est réalisée. Lors de cette chirurgie délicate, il faut être vigilant et ne pas toucher les aires cérébrales liées à des fonctions importantes comme la motricité, le langage verbal, la vue… Jusqu’à présent, une attention moindre était portée aux fonctions de communication non-verbale. Pourtant, les conséquences peuvent être désastreuses pour le patient et son entourage.
Pour localiser les aires liées au langage, il suffit de faire parler le patient. Mais comment localiser les aires liées à la communication non verbale ? Une équipe française de l’INSERM a eu l’idée d’utiliser un casque de réalité virtuelle. Lors de la chirurgie éveillée, le patient est immergé dans un monde où des personnages essaient d’entrer en contact avec lui. Le chirurgien peut donc cartographier en temps réel les zones du cerveau liées aux interactions sociales.
Dans le cadre d’un essai clinique, environ 40 patients ont pu bénéficier de cette technique. Les résultats seront prochainement disponibles.

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INSERM, le 28/07/21 ;

Dans la lutte contre le coronavirus, la mise au point de thérapies préventives a été extrêmement rapide. La recherche sur les thérapies curatives avance aussi. Les anticorps monoclonaux contre le SARS-CoV-2 sont efficaces mais comment les produire en grande quantité ?
Une équipe allemande a remarqué que des lamas infectés produisent des nano-anticorps dirigés contre la protéine S du virus. 45 nano-anticorps ont été isolés. Les meilleurs d’entre eux ont été sectionnés selon leurs capacités à lier la protéine Spike, y compris celle des variants (α, β, γ, δ et ε). Combinés par deux en tandem ou par trois en triade, le potentiel de liaison de ces anticorps est décuplé. Ces nano-anticorps, faciles à produire et à stocker, pourraient être à la base d’un futur médicament.

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EMBO, publié le 24/07/21 ;

L’effet d’une infection par la Covid-19 est extrêmement variable selon les patients. La réaction au virus des cellules du nasopharynx pourrait constituer une explication. Avec le nez et la gorge, le nasopharynx représente le lieu de rencontre de l’organisme avec le virus. Des échantillons obtenus à partir des écouvillons nasaux de 35 adultes infectés par le SARS-CoV-2 et de 17 adultes non infectés ont été analysés. L’ARN de chaque cellule de chaque écouvillon a été analysé afin de savoir quels étaient les gènes activés ou désactivés. Les gènes impliqués dans la réponse anti-virale étaient fortement activés chez les personnes atteintes d’une forme légère à modérée de la maladie. Chez les personnes atteintes d’une forme grave de la maladie, ces mêmes gènes étaient peu activés. Sur la base de ce constat, un spray nasal capable d’activer la réponse immunitaire au tout début de l’infection pourrait être développé. 

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Cell, publié le 22/07/2021 ;

27/07/2021

Un bracelet pour mesurer la qualité de l’air !

Gynécologie et Obstétrique

Une équipe américaine a mis au point un bracelet en silicone capable de fournir en temps réel des données sur la qualité de l’air ! En particulier, ce bracelet fixe les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ce bracelet est aussi efficace que les méthodes traditionnelles de mesure de la pollution de l’air aux HAP. Cette méthode est simple et peu couteuse. La présence d’HAP dans l’air peut être particulièrement néfaste chez les femmes enceintes. Il y a un surrisque d’asthme infantile et de prématurité. Ce bracelet pourrait permettre aux femmes enceintes de se protéger.
 

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Journal of Exposure Science and Environmental Epidemiology (Nature), publié le 15/06/21 ;

Les résultats d’un essai clinique de phase III portant sur un nouveau vaccin contre la Covid-19, développé par la société Novavax, viennent d’être publiés. Ce vaccin est basé sur la technique des protéines recombinantes.  Il s’agit de produire par génie génétique la protéine spike, puis de l’introduire dans des nanoparticules lipidiques, accompagné d’un adjuvant. 15 187 sujets ont été inclus dans 33 centres au Royaume-Uni. Deux doses sont nécessaires, à 3 semaines d’intervalle. Le critère de jugement était la survenue ou non d’une infection au minimum 7 jours après la seconde dose. L’efficacité vaccinale a été estimé à 89.7%. Aucune infection sévère n’est survenue dans le groupe vacciné. 

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NEJM, publié le 30/06/21 ;

L’OMS a mis à jour ses recommandations concernant la prise en charge des patients atteints d’une forme grave de la Covid-19. Les antagonistes de l’interleukine-6 (tocilizumab et sarilumab), en association avec les corticostéroïdes, sont recommandés pour limiter l’emballement de la réponse immunitaire. L’administration de ces médicaments a réduit de 13% la mortalité et de 28% la nécessité de recourir à une ventilation mécanique (résultats d’une méta-analyse sur plus de 10 000 patients). Ces médicaments particulièrement couteux (823.15 euros la seringue en France) sont absolument nécessaires dans les pays ayant peu accès à la vaccination, c’est à dire dans les pays de faible revenu. L’OMS appelle les fabricants à baisser les prix et à mettre ces traitements à la disposition des pays les plus touchés par la pandémie. 

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OMS, le 06/07/21 ;

L’objectif de cette étude est d’évaluer la mortalité toutes causes confondues suite à un vaste essai de revaccination par le BCG au Malawi (Afrique de l’Est).  Les patients ont été recrutés entre janvier 1986 et novembre 1989. Un suivi a pu être réalisé sur 7 389 patients (n=3746 pour le groupe BCG; n=3643 pour le groupe placebo) vivant dans le nord du pays et sur 5 616 patients (n=2798 pour le groupe BCG; n=2818 pour le groupe placebo) vivant dans le sud du pays. Aucune différence n’a pu être observée entre les deux groupes (BCG ou placebo) sur la mortalité toutes causes confondues, quel que soit le leu de vie et quel que soit le sexe.

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The Lancet Infectious Diseases, publié le 05/07/2021 ;

Les symptômes principaux de la fibromyalgie sont des douleurs généralisées intenses, une grande fatigue, des problèmes de sommeil. Les causes de la fibromyalgie ne sont pas connues et il n’existe que des traitements symptomatiques. Des IgG de patients atteints de fibromyalgie ont été injectés chez des souris. Ces souris ont développé des symptômes typiques de la fibromyalgie comme l’augmentation de la sensibilité à la douleur, une faiblesse musculaire, une perte d’innervation, une activité locomotrice réduite. Il est donc possible que ce soit la présence de ces anticorps qui déclenche les symptômes de la fibromyalgie chez les patients humains. Encore plus intéressant : chez les souris, les symptômes disparaissaient au bout de quelques semaines, lorsque la totalité des anticorps a été éliminé. Une piste de traitement serait donc de cibler ces IgG.

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JCI, publié le 01/07/2021 ;

Les tests massifs sont une des armes de la lutte contre le SRAS-CoV-2. Malgré l’augmentation des capacités de tests, les qPCR ne permettent pas de tester un grand nombre de personnes très rapidement.  Les auteurs proposent ici un séquençage de nouvelle génération (ou séquençage haut débit) de l’ARN du virus de plusieurs milliers d’échantillons en une seule fois, sans passer par l’étape d’extraction de l’ARN. La sensibilité et la spécificité de ces tests sont égales ou supérieures aux tests qPCR habituels. Les résultats sont fournis en moins de 24h. Cette nouvelle technique est adaptable à d’autres agents pathogènes.

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Nature Biomedical Engineering, publié le 01/07/2021 ;

05/07/2021

Sélection d’embryons grâce à des scores polygéniques

Gynécologie et Obstétrique

Une entreprise aux USA commercialise un test permettant la sélection d’embryons basée sur des scores polygéniques lors d’une procédure de FIV. Ces scores prédisent la santé future de l’embryon en fonction de sa génétique. Ce type de pratique soulève plusieurs questions. Tout d’abord, la capacité à prédire telle ou telle maladie n’est pas sûre à 100%.  De plus, une utilisation répandue de ce type de scores pourrait à terme modifier la démographie de la population. Les auteurs soulignent l’importance d’une réflexion globale sur la sélection d’embryons basée sur des scores polygéniques.

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Source(s) :
NEJM, publié le 01/07/21 ;

29/06/2021

Tirzepatide dans le diabète de type 2 : essai de phase III

Endocrinologie et métabolisme

Beaucoup de patients atteints de diabète de type 2 n’arrivent pas à trouver l’équilibre glycémique, malgré un régime adapté et un programme d’exercice physique. Les résultats d’un essai de phase III portant sur un agoniste des récepteurs du GIP et du GLP-1 ont été publiés. Les critères d’inclusion étaient les suivants : être âgé de plus de 18 ans, avoir un diabète de type 2 non contrôlé par le régime et l’activité physique, n’avoir jamais reçu de traitement injectable contre le diabète. 705 sujets ont pu être inclus. L’HbA1c est un reflet de l’équilibre glycémique sur 2 à 3 mois. Après 40 semaines de traitement, les patients ayant reçu le traitement avaient des taux d’HbA1c plus faibles que leur taux de départ. Dans le groupe traité, un plus grand nombre de patients ont atteint le taux cible d’HbA1c (<7% pour un diabétique de type 2). Le traitement expérimental a également induit une perte de poids chez les patients traités.

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The Lancet, publié le 26/06/2021 ;

Parmi les patients atteints du coronavirus, les complications à long terme sont plus fréquentes chez les patients qui ont été hospitalisés. Cependant, il existe aussi des Covid-19 long chez les patients ayant eu une forme modérée de la maladie. Une cohorte de 312 patients, 247 non hospitalisés et 65 hospitalisés, a été montée. A 6 mois, 61% des patients avaient toujours des symptômes. Plus précisément, 52% des sujets d’une sous population de patients jeunes (16-30 ans) qui n’avaient pas nécessité d’hospitalisation, avaient toujours des symptômes 6 mois après l’infection : perte du gout et/ou de l’odorat, fatigue, dyspnée, problèmes de concentration ou de mémoire. 

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Source(s) :
Nature Medecine, publié le 23 juin 2021 ;