Revues de presse


15/10/2020

Détecter une insuffisance cardiaque à partir… d’une radiographie des poumons !

Cardiologie et Médecine vasculaire Radiodiagnostic et imagerie médicale

Une équipe du MIT (Massachusetts Institute of Technology) a développé une intelligence artificielle capable de détecter une insuffisance cardiaque d’après une radiographie. L’insuffisance cardiaque peut engendrer un œdème pulmonaire, diagnostiqué par radiographie.
Or, cet examen est imprécis, et le risque de passer à côté du diagnostic est important. Entrainée à partir de près de 250 000 radiographies annotées par des experts en 4 niveaux de gravité, en fonction du niveau de liquide dans les poumons, entre autres, l’intelligence artificielle est capable de classer les œdèmes les plus graves avec une précision de 90%. Cette technologie sera testée dès cet automne au sein du service des urgences d’un hôpital de Boston.

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Source(s) :
Article Healthitanalytics, publié le 05/10/2020 ;

15/10/2020

L’atropine dans le traitement de la myopie

Ophtalmologie

Une équipe chinoise s’est intéressé à l’effet de l’atropine 0.01% administrée en collyre sur la progression de la myopie et sur l’élongation axiale oculaire, dans un essai clinique randomisé, en double aveugle et comparé à un placebo.
Pendant 1 an, 220 enfants âgés de 6 à 12 ans et présentant une myopie de -1D à -6D ont été suivis et traités quotidiennement par atropine ou placebo. Au bout d’un an, la progression de la myopie a été réduite de 34.2% (p<0.001) dans le groupe atropine (-0.49D vs -0.76D). Quant à l’allongement axial, il a également été réduit de 22.0% (p=0.004) dans le groupe atropine (0.32mm vs 0.41mm).
Aucun effet indésirable grave lié à l’atropine n’a été signalé.
Cette étude suggère que l’atropine en collyre pourrait ralentir la progression de la myopie et l’élongation axiale.
Cependant, une étude à plus long terme et avec plus de patients est nécessaire pour le confirmer.

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Source(s) :
Article Jama Ophtalmology, publié le 01/10/2020 ;

15/10/2020

La vaccination anti-HPV réduit le risque de cancer du col de l’utérus

Gynécologie et Obstétrique Oncologie

Si l’efficacité du vaccin contre le papillomavirus humain dans la prévention des lésions cervicales a été démontrée, celle contre le risque de développer un cancer du col de l’utérus vient juste de l’être ! Un groupe de chercheurs suédois a suivi une population de 1 672 983 filles et femmes âgées de 10 à 30 ans entre 2006 et 2017.
Un cancer du col de l’utérus a été diagnostiqué chez 19 femmes vaccinées et chez 538 femmes non vaccinées. Après ajustement (âge, région de résidence, caractéristiques parentales…), le rapport des taux d’incidence entre la population vaccinée et la population non vaccinée était de 0.12 chez les femmes vaccinées avant l’âge de 17 ans et de 0.47 chez les femmes vaccinées entre 17 et 30 ans.
Ainsi, la vaccination avant l’âge de 17 ans réduit le risque de développer un cancer du col de 88%.

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Source(s) :
Article NEJM, publié le 01/10/2020 ;

15/10/2020

Thyroïde et ménopause : attention !

Endocrinologie et métabolisme Gynécologie et Obstétrique

Les niveaux d’ hormones thyroïdiennes peuvent être impactés par la ménopause et par la prise d’un traitement hormonal substitutif (THS).
En cas de troubles de la thyroïde pendant la ménopause, certains signes comme les troubles de l’humeur et la prise de poids, associés à l’hypothyroïdie, ou comme les sueurs et bouffées de chaleur, associés à l’hyperthyroïdie, peuvent être confondus avec ceux du syndrome climatérique, et ainsi empêcher un bon diagnostic.
C’est pourquoi un suivi de la thyréostimuline (sécrétée par l’antéhypophyse pour stimuler la thyroïde dans sa sécrétion des hormones T3 et T4) est recommandé à la ménopause, et après la mise en place d’un traitement par THS, surtout pour les patientes déjà traitées pour des problèmes de thyroïde.
De plus, il est recommandé de dissocier dans le temps la prise d’hormone thyroïdienne (le matin) et le THS (le soir), pour améliorer l’absorption de la L-thyroxine.

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Source(s) :
Article Medscape, publié le 12/10/2020 ;

15/10/2020

La HAS positionne les tests antigéniques dans la détection du SARS-CoV-2

Santé publique et médecine sociale

A côté des tests RT-PCR sur prélèvements nasopharyngé, la HAS préconise l’utilisation des tests antigéniques dans 3 situations cliniques : les patients symptomatiques, si le résultat du test virologique ne peut pas être obtenu dans un délai de 48h ; les personnes asymptomatiques contacts identifiées isolément ou au sein de cluster ; et les personnes asymptomatiques intégrées à un dépistage à grande échelle dans des populations ciblées (université, abattoirs…).
Ces tests permettent de donner un résultat en 30 min et donc d’accélérer les dépistages. Ils doivent avoir une sensibilité minimale supérieure à 80% et une spécificité minimale supérieure à 99%.

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Source(s) :
Communiqué de presse HAS, publié le 09/10/2020 ;

01/10/2020

L’hypertension artérielle « blouse blanche », un risque pendant la grossesse

Gynécologie et Obstétrique

Une équipe anglo-turque a réalisé une méta-analyse à partir de 12 études, portant sur près de 5 000 femmes enceintes, afin de déterminer les conséquences de l'hypertension artérielle « blouse blanche » sur les issues maternelles, fœtales et néonatales.
Les femmes souffrant d'hypertension artérielle « blouse blanche » pendant la grossesse présentaient comparativement aux témoins normotendus, un risque plus
de 5 fois plus élevé de présenter une prééclampsie, un risque accru d’accoucher prématurément et un risque plus de 2 fois plus élevé d’avoir d'un nouveau-né présentant un retard de croissance. Cependant, le pronostic maternel ou périnatal de ces femmes était meilleur que celui des femmes ayant une hypertension gestationnelle ou chronique.
Les auteurs suggèrent donc, que le diagnostic d’hypertension artérielle « blouse blanche » soit établi chez les femmes enceintes présentant une hypertension artérielle, afin de mettre en place une surveillance accrue permettant de détecter une prééclampsie, un retard de croissance ou un risque de naissance prématurée.

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Source(s) :
Site de Medscape, publié le 18 septembre ; AHA Journals, publié le 26 mai ;

01/10/2020

Checkmate 577, première étude adjuvante positive dans les cancers digestifs avec l’immunothérapie

Oncologie

L’étude CheckMate 577, dont les résultats ont été présentés cette année au congrès de la Société Européenne d’Oncologie Médicale (ESMO) est la première étude ayant permis de mettre en évidence un effet positif de l’immunothérapie adjuvante par nivolumab dans le traitement du cancer de l’œsophage.
Il s’agit d’une étude de phase III, randomisée, multicentrique et en double aveugle réalisée chez des patients ayant subi une résection d'un cancer de l'œsophage ou de la jonction gastro-oesophagienne et traités par nivolumab ou placebo, en association à de la radiochimiothérapie.
La thérapie adjuvante par nivolumab a permis de doubler la DFS (disease free survival) qui passe de 11 à 22 mois avec un hazard ratio de 0.69.

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Source(s) :
Site de Medscape, publié le 22 septembre ;

01/10/2020

Un défaut d’activité de L’interféron de type I peut être responsable pour 15% des formes graves de Covid-19

Pneumologie

Une équipe franco-américaine a étudié la voie des interférons (IFN) de type I chez 659 patients atteints de pneumonie Covid-19 potentiellement mortelle.
Les auteurs ont mis en évidence chez 23 patients (3,5 %), âgés de 17 à 77 ans, de diverses nationalités et des deux sexes, ayant des anomalies génétiques qui diminuent la production des IFN de type I, sont des personnes à risques.
Chez d’autres patients (10-11% des formes graves), principalement de sexe masculin, ils ont identifié la présence d’un taux élevé d’auto-anticorps dirigés contre les IFN de type I capables de neutraliser la voie des IFN.
Ces résultats expliqueraient donc 15% des formes graves de Covid-19. Ils suggèrent, par ailleurs, que l'administration de l'IFN de type I pourrait être bénéfique sur le plan thérapeutique chez certains patients, au moins au début de l'infection par le SRAS-CoV-2.

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Source(s) :
Communiqué de presse Inserm, publié le 24 septembre ; Science, publié le 24 septembre ;

01/10/2020

Un collier anti fausse route

Oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale

Une entreprise toulousaine, Swallis Medical, vient de lever 1 million d’euros pour développer une technologie permettant de faire le diagnostic de dysphagie.
Le dispositif, un collier ergonomique avec des capteurs, est capable de détecter les signaux de la déglutition, de la respiration et de la voix. Les données ainsi recueillies par le collier, bruits générés par la déglutition et vibrations du larynx, sont analysées par un logiciel permettant l’établissement d’un diagnostic et d’un programme de rééducation adéquat.
Ce collier, dont la commercialisation est prévue pour 2021, permettra donc de diagnostiquer, à distance, les troubles de la déglutition et d’adapter l’alimentation des personnes âgées, de celles atteintes de la maladie de Parkinson ou de celles ayant fait un accident vasculaire cérébral.

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Source(s) :
Les Echos, publié le 24 septembre ;

01/10/2020

BoneView, le nouvel assistant des radiologues !

Radiodiagnostic et imagerie médicale

La start-up parisienne, Gleamer, vient de lever 7,5 millions d’euros pour déployer en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique Latine et aux Etats-Unis, son logiciel de détection des lésions en radiographie traumatique, BoneView.
Basé sur l’intelligence artificielle, ce logiciel encadre les zones fracturées sur les images médicales permettant aux radiologues de visualiser rapidement les lésions. Déjà utilisé par près de 10% des radiologues français, il permettrait, selon les résultats de l’étude clinique de Gleamer, de réduire de 30% le taux de fractures non détectées.
À terme, BoneView a pour but d’automatiser la lecture des radios pour, d’une part, réduire le temps d’analyse de celles-ci et, d’autre part, diminuer le taux de fractures non détectées.

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Source(s) :
Usine digitale, publié le 24 septembre ;

01/10/2020

Joe, le robot ami des enfants malades

Médecine générale

Joe, créé par la start-up Ludocare, est un robot connecté permettant d’accompagner de façon ludique et pédagogique les enfants de 3 à 11 ans atteints de pathologies chroniques, dans la prise de leurs traitements.
Programmé pour sonner aux horaires de prise des médicaments, il indique sur son écran tactile les bons gestes à réaliser, notamment pour l’administration des traitements de la mucoviscidose et de l’asthme par inhalateur.
Une fois par jour, le robot motive l’enfant par une récompense (histoire, chanson ou autre).
Malgré des résultats satisfaisants (les patients suivent à plus de 80% leurs traitements), l’abonnement à ce dispositif, s’élevant actuellement à 24,90 €, n’est pas remboursé par l’assurance maladie.

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Source(s) :
Les Echos, publié le 25 septembre ;

01/10/2020

Grippe et coronavirus : les recommandations de vaccination

Médecine générale

Le coronavirus continue de circuler et une cocirculation avec le virus de la grippe est à prévoir. De plus, l’expérience dans l’hémisphère sud montre un risque d’une forte demande de vaccination par les personnes non prioritaires.
C’est dans ce contexte, que la Direction générale de la santé (DGS) recommande de réserver le vaccin contre la grippe aux personnes à risque, pendant les premières semaines de la campagne vaccinale (du 13/10/2020 au 30/11/2020 au moins).

 En pratique, les populations concernées sont celles ciblées par les recommandations vaccinales 2020 (les personnes âgées de 65 ans et plus, les femmes enceintes, les patients présentant certaines pathologies chroniques, les personnes obèses (IMC ≥ 40 k/m²), l’entourage des nourrissons de moins de six mois présentant des facteurs de risque de grippe grave, l’entourage des personnes immunodéprimées, les personnes séjournant dans les établissements de soins de suite ou médicosociaux d’hébergement et enfin les professionnels de santé, et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des personnes à risque de grippe sévère).

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Source(s) :
Communication Ordre des Pharmaciens, publié le 14 septembre ;