Press reviews


Les cancers du sein triple-négatif ont un pronostic particulièrement sombre. Une nouvelle thérapie ciblée affiche des résultats très prometteurs. Il s’agit du sacituzumab, un anticorps monoclonal ciblant un antigène présent à la surface des cellules cancéreuses, couplé au govitecan, un inhibiteur de topoisomérase. Ce traitement a été comparé au traitement de référence, une chimiothérapie, chez des patientes atteintes d’un cancer du sein triple-négatif métastatique en rechute ou ne répondant pas au traitement après au moins deux lignes de chimiothérapie. Ce traitement a permis une meilleure survie sans progression, et une meilleure survie globale.  Néanmoins, les effets indésirables étaient plus nombreux et plus importants chez les patientes traitées par sacituzumab govitecan. 

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NEJM, publié le 22/04/21 ;

Dans cette meta-analyse de la littérature, les données de 28 803 patients souffrant de crises migraineuses épisodiques ont été compilées.  Les triptans et les anti-inflammatoires non stéroïdiens montrent une efficacité certaine sur la réduction de la douleur. Il en est de même pour les molécules suivantes : acetaminophene, dihydroergotamine, lasmiditan. En revanche, l’efficacité des opioïdes est remise en question.

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JAMA, publié le 15/06/2021 ;

L’aducanumab (Aduhelm) a été approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) le 7 juin 2021, via une procédure accélérée. C’est le premier médicament contre la maladie d’Alzheimer approuvé depuis 2003 et c’est le premier traitement qui cible les causes de la maladie. En effet, les thérapies jusqu’alors disponibles ne visaient qu’à soulager les symptômes des patients. Une des causes identifiées de la maladie d’Alzheimer est la formation de plaques amyloïdes dans le cerveau, endommageant la connexion entre les neurones. L’aducanumab est un anticorps monoclonal ciblant les protéines des plaques amyloïdes. Cela entraine la destruction des plaques et donc ralentit la progression de la maladie. Le traitement est maintenant disponible pour les patients aux USA. Un essai de grande envergure de phase IV va être mené.

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FDA, le 07/06/21 ;

Des échantillons de sang ont été prélevés chez des patients hospitalisés en réanimation pour Covid-19 (n=123), chez des patients hospitalisés en réanimation pour une autre raison que la Covid-19 (n=25) et chez des patients sains (n=30). La présence d’ARN du virus de la Covid-19 a été recherchée dans le plasma et le sérum des échantillons. Celle-ci a été corrélée à un faible taux d’anticorps neutralisants, et à un fort taux de mortalité. La mesure de l’ARNémie de la Covid-19 pourrait être un outil de prédiction du pronostic des patients et donc un outil d’aide à la prise en charge en réanimation.

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Nature Communications, publié le 07/06/2021 ;

La résistance croissante des bactéries aux antibiotiques est un enjeu de santé publique.  Un phage est un virus qui n’infecte que des bactéries.  Des phages « entrainés » pendant 28 jours seraient capables de retarder la résistance bactérienne. Les chercheurs ont mis en présence des bactéries et des phages et ont simplement laissé agir la sélection naturelle. Ils ont ainsi récupéré les phages capables de déjouer les stratégies établies par les bactéries en réponse à l’infection des phages. Ces résultats in vitro constituent une nouvelle source d’espoir.

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PNAS, publié le 08/06/2021 ;

Cardiologs est une start-up française créée en 2014. Elle propose un logiciel de détection des principaux troubles du rythme cardiaque. Pour diagnostiquer une fibrillation atriale ou auriculaire, il faut analyser un ECG de 24 à 72h, un Holter-ECG. La solution proposée par Cardiologs est une intelligence artificielle qui a été entrainée à diagnostiquer ce type de pathologies sur une base de données de plus de 10 millions d’ECG. Ce logiciel est actuellement en test à la clinique Pasteur à Toulouse. La mise en place de l’intelligence artificielle n’a pas remplacé le cardiologue mais a pu diminuer le temps d’interprétation des Holter-ECG. Ainsi, cela a aussi diminué le temps d’attente pour l’accès à l’examen pour les patients.     

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L'Usine Digitale, publié le 31/05/2021 ;

Un patient aveugle atteint de rétinopathie pigmentaire à un stade avancé a partiellement retrouvé la vue. Cet exploit, une première mondiale a pu être accompli grâce à l’optogénétique. Il s’agit de modifier génétiquement les cellules ganglionnaires de la rétine pour qu’elles produisent des protéines sensibles à la lumière. Ces protéines sont appelées les channelrhodopsines. La première étape consiste à injecter le gène codant pour une channelrhodopsine. Pendant plusieurs mois, celui-ci se stabilise dans les cellules et exprime la protéine. Une paire de lunettes dédiées équipées d’une caméra a été conçue, elles produisent des images visuelles qui sont ensuite projetées sur la rétine.  Après quelques mois d’entrainement, le patient a commencé à montrer des signes d’amélioration visuelle. Cette technique constitue un espoir pour tous les patients atteints de dégénérescences rétiniennes.

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Nature Medecine, publié le 24/05/21 ;

La PrEP ou prophylaxie pré-exposition a été testée lors d’une étude de cohorte pendant 2 ans et demi dans 4 pays d’Afrique de l’Ouest, chez 600 hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Ce traitement pouvait être pris quotidiennement ou bien à la demande. Le taux d’infection au VIH à la fin de l’étude était de 2.3 pour 100 personnes-années versus 16 pour 100 personnes- années au Sénégal. L’utilisation de la PrEP ne s‘est accompagnée ni d’une diminution de l’utilisation du préservatif, ni d’une augmentation des autres infections sexuellement transmissibles. Ces résultats montrent l’intérêt de rendre la PrEP plus largement accessible.

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The Lancet HIV, publié le 25/05/2021 ;

2021-05-21

Contact Tracing for Covid-19

Public health and social medicine

De tout temps, l’une des stratégies de lutte contre les épidémies a été l’identification des personnes infectées et de leurs contacts pour limiter la transmission de la maladie. Dans le cas de la Covid-19, la technologie numérique a été un support de cette stratégie.
D’un point de vue sanitaire, la Corée du Sud a extrêmement bien géré la première vague de la Covid-19, forts de leur expérience du MERS en 2015. Grâce des capacités de diagnostic à grande échelle, et grâce à la mise en œuvre de technologies de géolocalisation et de traçage des contacts, l’épidémie a pu être contenue. En Corée du Sud, le traçage pouvait remonter jusqu’à 14 jours, permettant ainsi aux autorités d’identifier les contextes à risques de transmission. Ces informations ont ensuite été utilisées pour cibler les actions de prévention.
A la fin de la 1ière vague, la Corée avait enregistré seulement 204 décès pour 50 millions d’habitants. Néanmoins, de telles mesures n’étaient pas envisageables dans les pays occidentaux car contraires au respect de la vie privée et de la protection des données.    

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NEJM, publié le 19/05/21 ;

2021-05-21

Ultrasound renal denervation for hypertension resistant

Cardiology and Vascular Medicine

En France, 30% de la population souffre d’hypertension artérielle. Certains patients ont une hypertension artérielle réfractaire aux traitements médicamenteux, que l’hypertension soit légère, modérée ou sévère.    Un nouveau type de traitement a été proposé en essai clinique (n=136 patients) : la dénervation rénale par voie endovasculaire vs intervention « placébo ». Il s’agit d’interrompre l’activité électrique des nerfs du système nerveux sympathique à destinée rénale en délivrant des ultrasons focalisés par l’intermédiaire d’un catheter.  Après deux mois de suivi, les résultats sont en faveur de la dénervation rénale. Un suivi sur un plus grand nombre de mois est désormais nécessaire pour confirmer ces résultats. 

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The Lancet, publié le 16/05/2021 ;

Pourquoi rêvons-nous ? De nombreuses théories existent. Nos rêves sont parfois très étranges et cela pourrait bien être leur raison d’exister. Une équipe vient d’émettre une nouvelle hypothèse, inspirée de l’intelligence artificielle. En effet, pour former une intelligence artificielle, les scientifiques introduisent volontairement des données erronées. Ainsi, elle devient capable de s’ajuster à un nombre très important de situations. Il pourrait en être de même avec nos rêves. Durant notre sommeil, des données erronés sont injectées à notre cerveau lors des rêves afin de l’entrainer à des circonstances inattendues. Bien que des éléments soient en faveur de cette théorie, elle demeure une hypothèse. Jusqu’à présent, personne n’a réussi à identifier et prouver la fonction biologique des rêves.  

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Cell, publié le 14/05/2021 ;

Depuis des décennies, les gouvernements prennent très au sérieux la sécurité sanitaire des aliments et de l’eau de boisson.  Qu’en est-il de la sécurité sanitaire de l’air à l’intérieur des bâtiments ? Peu de normes existent dans ce domaine. La Covid-19 nous a rappelé à quel point l’air respiré pouvait véhiculer des agents pathogènes, au même titre que l’eau ou les aliments. Une quarantaine de scientifiques réclament la mise en place de nouvelles normes de ventilation dans les bâtiments.  Le contrôle de la qualité bactérienne et virologique de l’air pourrait permettre d’éviter de nouvelles épidémies aéroportées. 

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Science, publié le 14/05/2021 ;