Press reviews


2020-09-17

Des lupus érythémateux chimio-induits

Dermatology and Venereology

Une équipe danoise s’est intéressé au lien entre l’usage de certains médicaments et l’apparition d’un lupus érythémateux cutané ou disséminé, dans une étude de cas-témoin. 
Entre 2000 et 2017, 3148 patients ayant nouvellement développé un lupus érythémateux ont été inclus dans l’étude, et comparé à 31480 témoins. Il apparait que jusqu’à 30% des lupus érythémateux cutanés et 15% des lupus érythémateux disséminés pourraient être d’origine médicamenteuse. Une dizaine de classes thérapeutiques, incluant plus de 100 médicaments, seraient impliquées. Parmi eux, on note le chlorhydrate de fexofénadine , la lévothyroxine sodique et le chlorhydrate de métronidazole
Les résultats de cette étude ont mis en évidence la possibilité de survenue de lupus chimio-induits , ce dont les médecins devraient être informés.

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Source(s) :
Article JAMA - doi:10.1001/jamadermatol.2020.2786 , publié le 2 septembre ;

2020-09-17

Une nouvelle arme antibiotique produite dans notre intestin !

General medicine

2020-09-17

La détection des mélanomes à la loupe

Dermatology and Venereology Oncology

Une start-up anglaise, Skin Analytics, vient de lever 4.4 millions d’euros pour déployer sa technologie de détection des cancers de la peau et des lésions précancéreuses, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. La société a développé un algorithme d’apprentissage automatique, appelé Derm AI, permettant de détecter 100% des mélanomes, parfois à des stades très précoces. 
Cette intelligence artificielle a été intégrée dans un dispositif médical (DM), composé d’une loupe attachée à un smartphone et d’une application mobile, capable d’analyser une photographie. Ce DM pourrait être utilisé chez les généralistes, qui redirigeraient les patients vers un dermatologue, si nécessaire, afin qu’un traitement adapté leur soit proposé. 
Le but est ainsi de désengorger la patientèle des dermatologues, en effectif insuffisant, et de traiter de manière précoce les patients pour leur cancer de la peau.

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Source(s) :
Articles L’Usine Digitale : Article publié le 8 septembre ;

2020-09-17

Essai de phase IIb/III réussi dans la sclérose en plaque progressive

Neurology

La société AB Science vient de présenter les résultats positifs de l’essai de phase IIb/III du masitinib administré dans le traitement des deux formes évolutives de la sclérose en plaque (rémittente-récurrente et progressive). Cet inhibiteur de tyrosine kinase cible spécifiquement l’immunité innée des patients et peut être administré au long cours (ce n’est pas un immunosuppresseur) par voie orale. Pour les 301 patients inclus dans l’étude, et traités par 4.5 mg/kg/j, le masitinib a ralenti la progression de la maladie (critère principal) et a diminué le risque de survenue d’un handicap sévère nécessitant une mobilité en fauteuil roulant. 
Il s’agit du premier médicament ayant montré un effet positif sur les formes progressives de la SEP qui touchent 100 000 personnes en France.

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Source(s) :
Communiqué de presse AB Science : publié le 14 septembre 2020 ;

2020-09-17

Nouvelle AMM pour la méthadone dans le traitement de la douleur

Oncology

Jusqu’à présent, la méthadone était commercialisée dans le traitement de substitution des pharmacodépendances majeures aux opiacés. Dorénavant, elle l’est aussi, sous la spécialité Zoryon (chlorhydrate de méthadone), sous forme de gélule ou de sirop, dans le traitement de fond des douleurs d’origine cancéreuse d’intensité moyenne à sévère, chez les patients de plus de 15 ans, en cas d’inefficacité ou d’effets indésirables excessifs dus à d’autres opioïdes de palier 3. 
La posologie est adaptée à chaque patient, et l’instauration se fait à l’hôpital, par une équipe spécialisée dans la prise en charge de la douleur et/ou des patients en soins palliatifs, afin de surveiller l’apparition d’effets indésirables respiratoires et cardiaques. 
Les patients peuvent poursuivre leur traitement à domicile, après avoir reçu des informations sur les signes de surdosage et la conduite à tenir.

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Source(s) :
Site de Vidal : publié le 10 septembre 2020 ;

2020-09-17

Nouvelles recommandations dans la vaccination des personnes diabétiques

Endocrinology and metabolism

Les personnes diabétiques sont plus à risque de développer des complications graves lorsqu’elles sont en contact avec certains agents infectieux. Si l’antibiothérapie permet d’améliorer la prise en charge de ces patients, la vaccination permet d’améliorer leur qualité et leur espérance de vie. 
La Société Francophone du Diabète a émis ses recommandations. Concernant la grippe, celle-ci peut être plus sévère en cas de diabète, et peut elle-même déséquilibrer la glycémie, c’est pourquoi la vaccination antigrippale est recommandée. 
Il en est de même pour la vaccination antipneumococcique, dont l’efficacité a été démontrée dans des études cliniques. Le pied diabétique pouvant entrainer un risque de tétanos, la vaccination antitétanique est recommandée. 
En l’absence de protection correcte, l’administration du vaccin et/ou d’immunoglobuline tétanique humaine est conseillée en cas de plaie. Le risque de développer un zona augmente avec l’âge, c’est pourquoi la vaccination est recommandée entre 65 et 74 ans. Le diabète augmente le risque de contamination par l’hépatite B et le risque d’évolution de la maladie du foie vers une forme grave. 
La vaccination est recommandée, le plus tôt possible.

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Source(s) :
Article Medscape, 14 septembre 2020 ;

2020-09-03

Augmentation de l’incidence des mortinaissances pendant la pandémie de COVID-19

Gynecology Public health and social medicine

Des chercheurs britanniques se sont intéressés à l'évolution des taux de mortinaissances (mort fœtale survenant après 24 semaines de gestation) et d'accouchements prématurés pendant la pandémie de COVID-19. Ils ont comparé l'issue des grossesses à deux époques : du 1er octobre 2019 au 31 janvier 2020 (avant les premiers cas de COVID-19 signalés au Royaume-Uni) et du 1er février 2020 au 14 juin 2020. Les résultats montrent que l’incidence de la mortinatalité est significativement plus élevée pendant la période pandémique (9,31 pour 1000 naissances) que pendant la période pré-pandémique (2,38 pour 1000 naissances) (P = 0,01). Néanmoins, aucune différence significative n'a été constatée pour les naissances avant 34 et 37 semaines de gestation, l'admission en unité néonatale ou l'accouchement par césarienne. L’augmentation du taux de mortinatalité pendant la pandémie peut être une conséquence directe de l'infection par le SRAS-CoV-2. Bien qu'aucune des mortinaissances survenues pendant la période pandémique n'ait concerné de femmes présentant des symptômes de la COVID-19, des études de surveillance chez les femmes enceintes ont indiqué que jusqu'à 90 % des cas positifs pour le SRAS-CoV-2 étaient asymptomatiques. Par ailleurs, cette augmentation peut résulter d'effets indirects tels que la réticence à se rendre à l'hôpital, ou le fait de ne pas vouloir alourdir la charge du service national de santé.

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Source(s) :
JAMA - doi:10.1001/jama.2020.12746 ;

2020-09-03

Efficacité et tolérance de deux doses de fingolimod dans la sclérose en plaques récurrente-rémittente

Neurology

Le traitement avec une dose de 0,5 mg ou 0,25 mg de fingolimod est-il supérieur à 20 mg d’acétate de glatiramère pour réduire l'activité de rechute sur 12 mois, chez les adultes atteints de sclérose en plaques récurrente-rémittente ? L’essai clinique randomisé en aveugle ASSESS a répondu à cette question. Entre 2012 et 2018, 1064 adultes atteints de sclérose en plaques rémittente ont été distribués dans les 3 groupes. Le traitement par fingolimod 0,5 mg a réduit le taux de rechute annualisé de 41%, et le traitement par fingolimod 0,25 mg a réduit le taux de rechute annualisé de 15% par rapport à l'acétate de glatiramère. De plus, la sécurité du traitement par fingolimod était conforme au profil de sécurité établi. Ainsi, le fingolimod 0,5 mg a démontré une efficacité clinique supérieure à celle de l'acétate de glatiramère 20 mg, et a présenté un profil bénéfices-risques supérieur à celui du fingolimod 0,25 mg, chez les adultes atteints de sclérose en plaques récurrente-rémittente.

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Source(s) :
JAMA – doi:10.1001/jamaophthalmol.2020.2950 ;

2020-09-03

Un réseau de neurones capable de rendre les IRM quatre fois plus rapides

Neurology

Un modèle d' intelligence artificielle (IA), permettant de reconstituer parfaitement des images d' IRM , tout en réduisant considérablement leur durée, a été développé par la division de recherche en intelligence artificielle de Facebook et les médecins de l'Ecole de médecine de l'Université de New York. Pour réduire la durée des IRM, les équipes ont développé une IA (réseau de neurones) appelée FastMRI, capable de reconstituer une image même avec un jeu de données incomplet. Cette nouvelle technique d’imagerie semble fiable. En effet, six radiologues ont analysé deux séries d'IRM du genou provenant de 108 patients : la première série provenait d'une IRM standard et la deuxième de la méthode rapide. Les résultats suggèrent que les mêmes anomalies et les mêmes pathologies ont été trouvées, peu importe la technique utilisée. Le développement de cette innovation permettrait donc d'améliorer le confort des patients en réduisant la durée des examens, ainsi que de recevoir plus de patients.

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Source(s) :
L’Usine Digitale : Article publié le 19 Août 2020 ;

2020-09-03

Un dispositif d’échographie miniature prévu pour le premier trimestre 2021

Radiodiagnostics and medical imaging

La start-up Exo vient d’annoncer une levée de fonds de 40 millions de dollars pour financer la recherche et le développement de sa technologie d’imagerie haute résolution destinée aux appareils médicaux portatifs de petite taille, comme l’échographie. Cet appareil à ultrasons s’appuie sur une technologie brevetée pMUT (Piezoelectric Micromachined Ultrasound Transducer). Son but est de permettre au personnel soignant d’avoir des outils portables équipés d'une qualité d'image haute résolution, équipés de logiciel donnant un diagnostic fiable. Cette nouvelle technologie améliorerait la prise en charge des patients dans le cadre de la médecine d’urgence, mais également les interventions aux domiciles des patients, voire le suivi des grossesses. La commercialisation de ce dispositif devrait avoir lieu au premier trimestre 2021.

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Source(s) :
L’Usine Digitale : Article publié le 24 Août 2020 ;

2020-09-03

Valproate : l’ANSM renforce sa communication pour limiter l'exposition au cours de la grossesse

Gynecology

L’ANSM vient de publier sur son site internet une page dédiée aux filles et femmes en âge de procréer traitées par valproate. Le but de cette page est de communiquer aux patientes des informations, en particulier sur les risques liés à l’exposition au valproate au cours de la grossesse, et des conseils personnalisés, en fonction de leur pathologie ou d’une potentielle grossesse, et ainsi, de limiter l'exposition au valproate des filles et femmes en âge d'avoir des enfants. Elle donne également accès à certains documents comme la brochure d’information patiente. D’ici la fin de l’année 2020, la page internet sera également accessible via un QR code qui figurera sur les boites de tous les médicaments contenant du valproate ou l’un de ses dérivés (valpromide, divalproate de sodium).

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Source(s) :
ANSM ;

2020-09-03

Maladie d’Alzheimer : un village dédié à la prise en charge des résidents

Public health and social medicine

A Dax, le Village Landais Alzheimer a été inauguré à la mi-juillet. Il s’agit d’un complexe de 4 quartiers pouvant accueillir chacun 30 résidents souffrant de la maladie d’Alzheimer. Ces quartiers s’articulent dans un espace sécurisé et arboré autour d’un mini centre-ville incluant : café-restaurant, salle de spectacle, épicerie, salon de coiffure. Ces structures sont ouvertes aux résidents mais aussi aux bénévoles, personnels encadrants, famille, et public extérieur. Basé sur un modèle néerlandais, ce village prône une approche non médicamenteuse pour préserver les capacités cognitives et pratiques. des résidents. Ceux-ci sont accompagnés par les membres d’une équipe pluridisciplinaire (personnel médical, services de restauration et d’entretien), aussi nombreux que les résidents. De plus, un centre de ressources pour la recherche médicale et un pôle de formation de personnel médical complètent la structure. Depuis son ouverture, il y a 7 semaines, les médecins ont déjà noté une diminution de la prise des médicaments anxiolytiques chez les résidents.

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Source(s) :
Medscape, 20 Août 2020 ;