Press reviews


2020-12-17

Restauration de la vision grâce à la reprogrammation des neurones

Neurology Ophthalmology

Des chercheurs ont réussi à redonner la vue à de vieilles souris présentant des lésions du nerf optique. Pour cela ils ont réinitialisé certaines cellules, les reprogrammant à un stade plus jeune et donc de nouveau capables de réparer ou de remplacer les tissus endommagés. Le vieillissement affecte le corps de multiples façons, et, au niveau cellulaire, provoque des modifications épigénétiques de l’ADN. L’équipe de recherche a réussi à effacer ces altérations épigénétiques, les cellules retrouvant un état pré-vieillissement. Cette découverte représente un réel espoir pour les pathologies oculaires liées à l’âge chez l’homme. L'équipe a également réussi à améliorer l'acuité visuelle de souris présentant un glaucome en utilisant la même approche. La reprogrammation cellulaire pourrait aussi profiter aux autres organes affectés par le vieillissement, tels que le cœur, les poumons et les reins.

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Source(s) :
Nature, publié le 02/12/2020 ;

2020-12-17

Un meilleur développement socio-émotionnel grâce à son animal de compagnie

Neurology Pediatrics

Une étude Australienne démontre une association positive entre la possession d'un animal de compagnie et le développement socio-émotionnel des enfants. Les chercheurs ont évalué chez plus de 8000 enfants âgés de 0 à 7 ans le degré de développement socio-affectif en fonction de la présence ou non d’un animal de compagnie dans le lieu de vie (chat, chien, ou autre). Les résultats montrent que la possession de tout type d'animal est associée à une diminution des scores anormaux aux tests évaluant les symptômes émotionnels (odds ratio (OR) 0,81 ; intervalle de confiance à 95% [0,67-0,99]), les problèmes avec les autres enfants (OR 0,71 [0,60-0,84]) et le comportement prosocial (OR 0,70 [0,38-0,70]). Les enfants ayant un chien, notamment, sont 20% moins susceptibles d'avoir des problèmes de développement socio-émotionnel par rapport aux enfants sans animal de compagnie. Pour les enfants sans frères et sœurs, seule l'échelle de comportement prosocial était significativement associée à la présence d’un animal (OR 0,21 [0,07-0,66]).

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Source(s) :
The Journal of Pediatrics, publié le 21/02/2020 ;

2020-12-17

Une campagne de vaccination contre la COVID-19 en cinq phases

Public health and social medicine

La Haute Autorité de santé (HAS) vient de publier ses recommandations pour la prochaine campagne de vaccination contre la COVID-19. Une priorité sera donnée aux individus présentant des facteurs de risque de développer une forme grave (obésité, insuffisance respiratoire, insuffisance cardiaque, diabète…) et ceux présentant un risque accru d’exposition au virus,comme les professionnels de santé. La campagne de vaccination se déroulera en 5 phases :
  • Phase 1 : Vaccination des personnes âgées dépendantes (EHPAD) et des professionnels de santé les plus exposés au virus.
  • Phase 2 : Vaccinations des personnes de plus de 75 ans, des personnes de 65 à 74 ans présentant une comorbidité à risque, puis ceux n’en présentant pas.
  • Phase 3 : Vaccination des personnes de plus de 50 ans et des moins de 50 ans présentant une comorbidité à risque et vaccination de l’ensemble du personnel des secteurs de la santé, médico-social et indispensables au fonctionnement du pays
  • Phase 4 : Vaccination des personnes exposées au virus, car en contact avec le public, et qui n’étaient pas prises en compte dans les 3 premières phases et vaccination des personnes vulnérables ou précaires (détenus, résidents en hôpital psychiatrique…).
  • Phase 5 : Vaccination du reste de la population

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Source(s) :
Haute Autorité de santé, publié le 30/11/2020 ;

2020-11-26

Production du vaccin contre la Covid-19 par Delpharm

Public health and social medicine

L’entreprise française de production pharmaceutique, Delpharm, a été choisie pour produire, en France, le vaccin de Pfizer contre la Covid-19. La production débutera à partir d’avril 2021 depuis leur site d’Eure-et-Loire. Le vaccin à ARN messager de Pfizer (BNT162b2) est efficace à 95%, et 94% chez les plus de 65 ans, selon les derniers chiffres de l’essai clinique de phase III, ayant inclus plus de 43000 volontaires. De plus, ce vaccin montre un bon profil de tolérance parmi les sujets testés. Les effets indésirables de grade 3 étaient la fatigue et des céphalées.

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Source(s) :
Delpharm, publié le 19/11/2020 ; Légifrance, publié le 19/11/2020 ;

2020-11-26

Prescription médicale électronique : dématérialisation prévue pour 2024

Public health and social medicine

Le Journal Officiel a publié une nouvelle ordonnance le 19 novembre 2020 au sujet des prescriptions médicales. Celles-ci devront être faites au format électronique d’ici fin 2024. Cette décision concernera les prescriptions de médicaments mais aussi d’examens biologiques et d’imagerie et de soins. Elle ne concernera pas les hôpitaux et cliniques. Les prescriptions dématérialisées transiteront ensuite par les téléservices de l’Assurance maladie. Cette réforme a pour but de sécuriser les prescriptions, pour mieux détecter les interactions médicamenteuses et réduire les fraudes ainsi que d’accélérer les processus de prescription et remboursement.

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Source(s) :
Légifrance, publié le 19/11/2020 ;

2020-11-26

L’introduction précoce du gluten pour prévenir la maladie cœliaque

Gastroenterology and Hepatology

La maladie cœliaque est une maladie chronique auto-immune conduisant à une intolérance au gluten. Il n’existe pas de traitement préventif de cette maladie qui touche près de 1% de la population. En 2008, la Société Européenne de Gastroentérologie, Hépatologie et Nutrition Pédiatrique (ESPGHAN) préconisait d’introduire le blé dans l’alimentation des nourrissons âgés de 4 à 6 mois afin de prévenir la maladie cœliaque. Cependant peu d’éléments permettaient d’étayer l’existence d’un lien entre l’introduction du gluten et la prévalence de la maladie cœliaque. Des chercheurs viennent de mettre en évidence cette relation en réalisant un essai clinique randomisé dans lequel 1004 enfants âgés de 4 mois et dont l’alimentation a été contrôlée jusqu’à leur 6 mois ont été inclus. L’alimentation de 488 enfants incluait 6 aliments allergènes (arachide, sésame, œuf de poule, lait de vache, morue et blé) tandis que l’alimentation des 516 autres nourrissons était dépourvue d’allergène. Un diagnostic de maladie cœliaque a été confirmé dans un nombre significativement plus élevé d'enfants n’ayant pas consommé d’allergènes (1,4%) comparé au groupe en ayant consommé précocement (0% ; p = 0,002 ; Risk 1.4% ; Intervalle de confiance à 95% [0,6%-2,6%]). Les résultats de cet essai indiquent que la consommation précoce de gluten peut être considérée comme une stratégie de prévention de la maladie cœliaque.

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Source(s) :
JAMA Pediatrics, publié le 28/09/2020 ;

2020-12-17

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer avec un test sanguin semble bientôt prêt

Neurology

Les très bons résultats d’un nouveau test sanguin capable de prédire une maladie d’Alzheimer viennent d’être publiés. Dans cette étude, il a été possible de prédire, en fonction des taux plasmatiques de biomarqueurs (la tau phosphorylée sur le site thréonine 181 et les neurofilaments à chaîne légère NfL) pour les patients atteints de troubles cognitifs légers (MCI pour mild cognitive impairment) dans 88% des cas, une évolution en maladie d’Alzheimer dans les 4 ans. La sensibilité était d’au moins 50% en fonction des données d’ajustement. Les résultats obtenus avec les biomarqueurs du liquide céphalo-rachidien étaient similaires. Dans la pratique clinique, un diagnostic si spécifique et peu invasif de la maladie d’Alzheimer représente une très grande avancée médicale.

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Source(s) :
Nature Aging, publié le 30/11/2020 ;

2020-12-17

Etat de la couverture vaccinale des enfants et professionnels de santé

Public health and social medicine

Santé Publique France vient de publier ses nouvelles estimations du programme de couverture vaccinale des enfants et des professionnels de santé. Parmi les bonnes nouvelles, la crise sanitaire COVID-19 n’a pas eu d’impact sur la couverture vaccinale et le taux de vaccination à 24 mois est en progression, notamment avec les vaccins rougeole-oreillons-rubéole et méningocoque C. La couverture vaccinale contre le papillomavirus reste cependant insuffisante, avec 34,9% de vaccinés avec la première dose et 27,9% avec la seconde. Enfin 15 % et 10% des professionnels de santé restent à vacciner contre, respectivement, la rougeole et la varicelle.

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Source(s) :
Santé Publique France, publié le 24/11/2020 ;

2020-12-17

Effets des cannabinoïdes sur la conduite

Neurology Psychiatry Public health and social medicine

Le cannabidiol (CBD) et le tétrahydrocannabinol (THC) sont deux cannabinoïdes issus du chanvre (cannabis). Seule la vente de CBD est autorisée en France car, contrairement au THC, cette molécule n’est pas considérée comme un stupéfiant ni comme un médicament. La consommation de cannabis entraîne un surrisque d'accident de la route mais les effets relatifs aux cannabinoïdes sont moins connus. Des chercheurs ont donc analysé les effets sur la conduite automobile du THC et du CBD vaporisés, versus placebo, consommés via une cigarette électronique. L’essai clinique randomisé en double aveugle a inclus 26 sujets. Le critère de performance principal était l'écart par rapport à la position latérale du véhicule (SDLP pour standard deviation of lateral position) sur 100 km. Plus l’écart est grand, plus la stabilité du véhicule est réduite. Comparé au placebo, les résultats montrent une augmentation du SDLP avec le THC (+2,33 cm, intervalle de confiance à 95% [0,80-3,86] mais pas avec le CBD, 40 à 100 minutes après consommation. Plus aucune différence n’était mesurée entre les différents groupes 4 à 5 heures après consommation. Les auteurs précisent les limites de leurs études, notamment le nombre réduit de sujets inclus ainsi que la dose de CBD testée (13,75 mg) qui ne représente pas nécessairement l’usage de la vie courante.

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Source(s) :
JAMA Network, publié le 01/12/2020 ;

2020-11-26

Détection de SARS-CoV-2 dans les échantillons de sang séché

Public health and social medicine

Une nouvelle méthode de détection des anticorps anti-SARS-CoV-2 pourrait permettre d’accélérer la procédure de dépistage de l’infection à Covid-19. Une équipe de chercheurs britanniques a mis au point une méthode de diagnostic à partir de simples tâches de sang séché. Cette méthode utilise la technique de dosage immuno-enzymatique sur support solide, ou ELISA (enzyme-linked immunosorbent assay), utilisée en routine en laboratoire pour le test VIH (virus de l'immunodéficience humaine) notamment. Les patients pourraient prélever eux-mêmes une goutte de leur sang chez eux et envoyer par la poste leur échantillon. Cette méthode pourrait permettre d’augmenter le nombre de tests effectués sans nécessiter plus de personnel médical pour le prélèvement. L’étude a été menée à partir des échantillons de sang veineux de 80 sujets, parmi lesquels 31 avaient été précédemment testés positifs à une infection SARS-CoV-2 par la méthode PCR (Polymerase Chain Reaction). Les résultats des tests sur sang séché étaient comparables à ceux des tests PCR, avec une sensibilité de 98,1% et une spécificité de 100%.

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Source(s) :
Emerging Infectious Diseases, publié le 14/09/2020 ;

2020-11-26

Dépistage du cancer du sein à domicile : un appareil primé par la Fondation James Dyson

Oncology

Le James Dyson Award, concours international créé en 2004 dans le but de récompenser des produits ingénieux et créatifs, vient de distinguer l’Espagnole Judit Giró Benet pour sa Blue Box. Cette « boîte bleue » est un appareil de détection du cancer du sein que l’on peut utiliser à domicile. Le diagnostic est fait à partir d’un échantillon d’urine par une intelligence artificielle (IA) qui réalise une analyse biochimique de l’urine et détecte la présence de certains biomarqueurs du cancer du sein. La spécificité du diagnostic serait supérieure à 95%. L'appareil est relié à une application qui communique les résultats à la patiente et la met immédiatement en contact avec un professionnel de santé si l'échantillon s’avère positif. Cette boîte peut être réutilisée régulièrement par la patiente à son domicile.
Cette invention a été motivée par le fait que près de 40% des femmes ne font pas de mammographie de dépistage, principalement à cause de la douleur causée par l’examen. Cependant, un diagnostic trop tardif du cancer du sein diminue les chances de survie de la patiente. Cette boîte représente donc un moyen de dépistage du cancer du sein non invasif, sans douleur, non irradiant et peu coûteux.

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Source(s) :
La Fondation James Dyson 2020, publié le Novembre 2020 ;

2020-11-26

Covid-19 : de nouveaux résultats épidémiologiques

Public health and social medicine

Le journal Nature vient de publier une analyse épidémiologique approfondie de la Covid-19. Les auteurs de l’article ont utilisé les données des patients décédés de la Covid-19 dans 45 pays (représentant ainsi une population de 3,4 milliards d’individus) et les résultats de 22 études de séroprévalence. Le but de cette étude épidémiologique était de vérifier la cohérence des schémas d'infection et de mortalité entre les différents pays du monde. Les résultats montrent que la répartition par âge, des décès chez les patients de moins de 65 ans, est très similaire entre les pays. Le groupe d’âge avec le plus faible taux de létalité (proportion de décès par rapport au nombre total de cas atteints dans le même groupe d’âge) est le groupe des 5 à 9 ans avec un taux de 0,001% (intervalle de crédibilité (ICr) à 95% [0-0,001]). Le taux de létalité augmente ensuite selon une échelle logarithmique à partir de 30 ans, jusqu’à atteindre 8,29% chez les plus de 80 ans (ICr95% [2,49-15,55%]). Ces résultats confirment également le facteur de risque du sexe masculin avec un taux de létalité de 10,83% chez les hommes de plus de 80 ans (ICr95% [9,28-12,52%]) contre 5,76% chez les femmes du même groupe d’âge (ICr95% [4,94-6,66]). Au sein des 45 pays inclus dans l’analyse, il est estimé que 5,27% de la population totale avaient été infectée au 1er septembre 2020 (ICr95% [4,51-6,20]). Cette prévalence varie de 0,06% en Corée du Sud (ICr95% [0,04-0,09]) à 62,44% au Pérou (ICr95% [54,07-72,90%]). Il n’est pas possible, à l’heure actuelle, d’expliquer précisément les raisons d’une telle différence entre les taux d’infection des pays étudiés.






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Source(s) :
Nature, publié le 23/10/2020 ;