05/01/2026
Dépression hivernale : la vitamine D peut-elle éclairer notre humeur ?
Psychiatrie
Par Ana Espino | Publié le 5 janvier 2026 | 3 min de lecture
La dépression saisonnière (SAD) est une forme récurrente de trouble dépressif majeur ou bipolaire, marquée par des épisodes dépressifs survenant à des moments spécifiques de l’année, principalement en hiver. Malgré une efficacité partielle des thérapies lumineuses, des antidépresseurs ou de la thérapie cognitive, une proportion importante de patients reste insuffisamment soulagée. Cette résistance thérapeutique s'explique en partie par une compréhension incomplète des mécanismes neurobiologiques sous-jacents.
Parmi les pistes explorées, le rôle de la vitamine D suscite un intérêt croissant. Sa carence hivernale, fréquente, pourrait favoriser ou aggraver les symptômes dépressifs. En effet, la sérotonine cérébrale, neurotransmetteur central dans la régulation de l’humeur, est synthétisée à partir du tryptophane via l’enzyme TPH2, dont l’expression est activée par le calcitriol (forme active de la vitamine D). Un déficit en vitamine D réduit cette synthèse, impactant les fonctions cognitives et émotionnelles, en particulier lors de périodes sensibles comme la périnatalité ou la petite enfance, où le développement cérébral est en jeu.
Dans ce contexte, cette étude a été initiée de sorte à explorer le rôle modulateur de la vitamine D dans les troubles dépressifs, via son interaction avec la synthèse de la sérotonine, et à évaluer sa pertinence clinique dans leur prise en charge.
Les données analysées suggèrent que la carence en vitamine D, fréquente en hiver, est associée à une altération du métabolisme de la sérotonine, facteur central dans la physiopathologie des troubles dépressifs. Chez les patients atteints de dépression, notamment avec marqueurs inflammatoires élevés, l’inflammation diminue le tryptophane plasmatique et l’activité sérotoninergique. Ce mécanisme pourrait expliquer la moindre efficacité des ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) chez certains patients.
La supplémentation en vitamine D pourrait non seulement corriger une carence, mais aussi améliorer l’efficacité des traitements antidépresseurs. Elle serait particulièrement pertinente chez les sujets présentant des pathologies inflammatoires ou auto-immunes, souvent comorbides à la dépression. Par ailleurs, la lumière du spectre UVB (280-320 nm) permet une production cutanée efficace de vitamine D, renforçant la pertinence de la luminothérapie dans les prises en charge hivernales.
La dépression saisonnière est une forme récurrente de trouble de l’humeur, fortement influencée par les variations saisonnières de la lumière. L’un des principaux défis reste la résistance aux traitements classiques chez certains patients et l’absence de biomarqueurs précis pour guider les approches personnalisées.
Cette étude avait pour objectif d’explorer le rôle physiopathologique de la vitamine D dans la régulation de la sérotonine, et d’envisager sa pertinence clinique dans la prise en charge des troubles dépressifs. Les données analysées suggèrent que la vitamine D pourrait moduler favorablement la neurotransmission sérotoninergique, en particulier chez les patients exposés à un stress inflammatoire chronique, et ainsi améliorer la réponse aux antidépresseurs.
Toutefois, des limites de cette étude persistent et justifient la poursuite de nouvelles recherches. Ces recherches incluront des essais cliniques contrôlés, des études longitudinales avec mesure systématique des taux de vitamine D, l’évaluation de biomarqueurs inflammatoires, ainsi que l’analyse des interactions avec les traitements pharmacologiques existants. Une meilleure compréhension des profils de patients répondeurs permettra d’intégrer plus efficacement la vitamine D dans une stratégie thérapeutique personnalisée.
La dépression saisonnière (SAD) est une forme récurrente de trouble dépressif majeur ou bipolaire, marquée par des épisodes dépressifs survenant à des moments spécifiques de l’année, principalement en hiver. Malgré une efficacité partielle des thérapies lumineuses, des antidépresseurs ou de la thérapie cognitive, une proportion importante de patients reste insuffisamment soulagée. Cette résistance thérapeutique s'explique en partie par une compréhension incomplète des mécanismes neurobiologiques sous-jacents.
Parmi les pistes explorées, le rôle de la vitamine D suscite un intérêt croissant. Sa carence hivernale, fréquente, pourrait favoriser ou aggraver les symptômes dépressifs. En effet, la sérotonine cérébrale, neurotransmetteur central dans la régulation de l’humeur, est synthétisée à partir du tryptophane via l’enzyme TPH2, dont l’expression est activée par le calcitriol (forme active de la vitamine D). Un déficit en vitamine D réduit cette synthèse, impactant les fonctions cognitives et émotionnelles, en particulier lors de périodes sensibles comme la périnatalité ou la petite enfance, où le développement cérébral est en jeu.
Dans ce contexte, cette étude a été initiée de sorte à explorer le rôle modulateur de la vitamine D dans les troubles dépressifs, via son interaction avec la synthèse de la sérotonine, et à évaluer sa pertinence clinique dans leur prise en charge.
La vitamine D, un antidépresseur naturel ?
Les données analysées suggèrent que la carence en vitamine D, fréquente en hiver, est associée à une altération du métabolisme de la sérotonine, facteur central dans la physiopathologie des troubles dépressifs. Chez les patients atteints de dépression, notamment avec marqueurs inflammatoires élevés, l’inflammation diminue le tryptophane plasmatique et l’activité sérotoninergique. Ce mécanisme pourrait expliquer la moindre efficacité des ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) chez certains patients.
La supplémentation en vitamine D pourrait non seulement corriger une carence, mais aussi améliorer l’efficacité des traitements antidépresseurs. Elle serait particulièrement pertinente chez les sujets présentant des pathologies inflammatoires ou auto-immunes, souvent comorbides à la dépression. Par ailleurs, la lumière du spectre UVB (280-320 nm) permet une production cutanée efficace de vitamine D, renforçant la pertinence de la luminothérapie dans les prises en charge hivernales.
Lumière sur la sérotonine hivernale
La dépression saisonnière est une forme récurrente de trouble de l’humeur, fortement influencée par les variations saisonnières de la lumière. L’un des principaux défis reste la résistance aux traitements classiques chez certains patients et l’absence de biomarqueurs précis pour guider les approches personnalisées.
Cette étude avait pour objectif d’explorer le rôle physiopathologique de la vitamine D dans la régulation de la sérotonine, et d’envisager sa pertinence clinique dans la prise en charge des troubles dépressifs. Les données analysées suggèrent que la vitamine D pourrait moduler favorablement la neurotransmission sérotoninergique, en particulier chez les patients exposés à un stress inflammatoire chronique, et ainsi améliorer la réponse aux antidépresseurs.
Toutefois, des limites de cette étude persistent et justifient la poursuite de nouvelles recherches. Ces recherches incluront des essais cliniques contrôlés, des études longitudinales avec mesure systématique des taux de vitamine D, l’évaluation de biomarqueurs inflammatoires, ainsi que l’analyse des interactions avec les traitements pharmacologiques existants. Une meilleure compréhension des profils de patients répondeurs permettra d’intégrer plus efficacement la vitamine D dans une stratégie thérapeutique personnalisée.
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À propos de l'auteure – Ana Espino
Docteure en immunologie, spécialisée en virologie
Rédactrice scientifique, Ana est animée par la volonté de relier la recherche à l’impact concret. Spécialiste en immunologie, virologie, oncologie et études cliniques, elle s’attache à rendre la science complexe claire et accessible. Sa mission : accélérer le partage des savoirs et favoriser des décisions éclairées grâce à une communication percutante. Docteure en immunologie, spécialisée en virologie
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