16/01/2026
Des micro-ARNs pour diagnostiquer le TDAH ?
Neurologie
Par Ana Espino | Publié le 16 janvier 2026 | 3 min de lecture
Le TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité) est l’un des troubles neurodéveloppementaux les plus fréquents chez l’enfant, touchant environ 5,2 % des enfants dans le monde. Malgré cette prévalence élevée, le diagnostic repose principalement sur des évaluations cliniques subjectives, ce qui peut conduire à des erreurs de diagnostic ou à des retards de prise en charge.
Les traitements disponibles, bien qu’efficaces pour certains, sont souvent critiqués pour leur surutilisation (ex. : méthylphénidate), et l’absence de biomarqueurs objectifs constitue une limite majeure dans l’amélioration des soins. L’identification de biomarqueurs fiables représente donc un défi important pour affiner les diagnostics et proposer des traitements plus ciblés. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’exactitude diagnostique des microARNs (miRNAs) comme marqueurs du TDAH chez les enfants et adolescents, via une revue systématique et une méta-analyse.
Cette étude s’appuie sur une revue systématique et une méta-analyse rigoureuses, intégrant 11 publications, représentant au total 30 analyses distinctes. Les données concernent 2 009 enfants ou adolescents diagnostiqués avec un TDAH et 2 640 témoins sains, permettant une évaluation comparative robuste. Les critères d’inclusion retenaient les études explorant la valeur diagnostique des microARNs (miRNAs) dans une population de moins de 18 ans, avec des données suffisantes pour calculer les mesures d'exactitude diagnostique.
Les miRNAs montrent une bonne performance diagnostique globale avec une sensibilité et une spécificité combinées de 82 %, et une AUC de 0.89. Les miRNAs miR-4763-3p, miRNA-5692b, miRNA-18a-5p, miR-137, hsa-miR-101-3p et hsa-miR-130a-3p se distinguent particulièrement, certains dépassant 95 % de précision. Les panels combinés de miRNAs ont montré une performance diagnostique supérieure aux miRNAs individuels. De plus, les études prospectives et celles utilisant des globules blancs comme échantillon montraient une AUC plus élevée, suggérant des pistes pour optimiser les protocoles futurs.
Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité est un trouble neurodéveloppemental fréquent, dont le diagnostic repose encore largement sur des critères cliniques subjectifs. L’un des principaux challenges est l’absence de biomarqueurs objectifs, limitant la fiabilité diagnostique, la précocité de la prise en charge et la personnalisation des traitements. Dans ce contexte, cette étude a été initiée de sorte à évaluer le potentiel des microARNs (miRNAs) comme outils diagnostiques du TDAH chez l’enfant et l’adolescent.
Les résultats montrent que plusieurs miRNAs, seuls ou en panels, présentent une bonne performance diagnostique, avec une sensibilité et une spécificité élevées, suggérant leur intérêt clinique potentiel.
Toutefois, des limites de cette étude persistent et justifient la poursuite de nouvelles recherches. Ces recherches incluront des cohortes multicentriques de plus grande ampleur, une standardisation des protocoles de dosage, ainsi que l’exploration de miRNAs dans d’autres fluides biologiques comme la salive ou l’urine. Il sera également essentiel de valider ces biomarqueurs dans des populations diversifiées et de les intégrer à des approches multimodales, afin de développer des outils diagnostiques plus fiables, accessibles et personnalisés.
Le TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité) est l’un des troubles neurodéveloppementaux les plus fréquents chez l’enfant, touchant environ 5,2 % des enfants dans le monde. Malgré cette prévalence élevée, le diagnostic repose principalement sur des évaluations cliniques subjectives, ce qui peut conduire à des erreurs de diagnostic ou à des retards de prise en charge.
Les traitements disponibles, bien qu’efficaces pour certains, sont souvent critiqués pour leur surutilisation (ex. : méthylphénidate), et l’absence de biomarqueurs objectifs constitue une limite majeure dans l’amélioration des soins. L’identification de biomarqueurs fiables représente donc un défi important pour affiner les diagnostics et proposer des traitements plus ciblés. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’exactitude diagnostique des microARNs (miRNAs) comme marqueurs du TDAH chez les enfants et adolescents, via une revue systématique et une méta-analyse.
Les miRNAs, futurs marqueurs du TDAH ?
Cette étude s’appuie sur une revue systématique et une méta-analyse rigoureuses, intégrant 11 publications, représentant au total 30 analyses distinctes. Les données concernent 2 009 enfants ou adolescents diagnostiqués avec un TDAH et 2 640 témoins sains, permettant une évaluation comparative robuste. Les critères d’inclusion retenaient les études explorant la valeur diagnostique des microARNs (miRNAs) dans une population de moins de 18 ans, avec des données suffisantes pour calculer les mesures d'exactitude diagnostique.
Les miRNAs montrent une bonne performance diagnostique globale avec une sensibilité et une spécificité combinées de 82 %, et une AUC de 0.89. Les miRNAs miR-4763-3p, miRNA-5692b, miRNA-18a-5p, miR-137, hsa-miR-101-3p et hsa-miR-130a-3p se distinguent particulièrement, certains dépassant 95 % de précision. Les panels combinés de miRNAs ont montré une performance diagnostique supérieure aux miRNAs individuels. De plus, les études prospectives et celles utilisant des globules blancs comme échantillon montraient une AUC plus élevée, suggérant des pistes pour optimiser les protocoles futurs.
Vers un diagnostic plus précis du TDAH ?
Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité est un trouble neurodéveloppemental fréquent, dont le diagnostic repose encore largement sur des critères cliniques subjectifs. L’un des principaux challenges est l’absence de biomarqueurs objectifs, limitant la fiabilité diagnostique, la précocité de la prise en charge et la personnalisation des traitements. Dans ce contexte, cette étude a été initiée de sorte à évaluer le potentiel des microARNs (miRNAs) comme outils diagnostiques du TDAH chez l’enfant et l’adolescent.
Les résultats montrent que plusieurs miRNAs, seuls ou en panels, présentent une bonne performance diagnostique, avec une sensibilité et une spécificité élevées, suggérant leur intérêt clinique potentiel.
Toutefois, des limites de cette étude persistent et justifient la poursuite de nouvelles recherches. Ces recherches incluront des cohortes multicentriques de plus grande ampleur, une standardisation des protocoles de dosage, ainsi que l’exploration de miRNAs dans d’autres fluides biologiques comme la salive ou l’urine. Il sera également essentiel de valider ces biomarqueurs dans des populations diversifiées et de les intégrer à des approches multimodales, afin de développer des outils diagnostiques plus fiables, accessibles et personnalisés.
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À propos de l'auteure – Ana Espino
Docteure en immunologie, spécialisée en virologie
Rédactrice scientifique, Ana est animée par la volonté de relier la recherche à l’impact concret. Spécialiste en immunologie, virologie, oncologie et études cliniques, elle s’attache à rendre la science complexe claire et accessible. Sa mission : accélérer le partage des savoirs et favoriser des décisions éclairées grâce à une communication percutante. Docteure en immunologie, spécialisée en virologie
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